Une bonne éducation.

Comment dois je procéder pour avoir un chien bien éduqué ?
Quelles méthode de travail, d’éducation avons-nous actuellement pour lui ?

Actuellement en Europe, deux types différents se distinguent pour le dressage, pour l’éducation, pour le travail d’un chien.
L’une qui est installée depuis des dizaines si pas des centaines d’années (avec une évolution pas toujours correcte.)
Cette méthode n’est pas régie par des règles bien strictes mais ouverte à la bonne appréciation de la personne qui l’emploi avec son chien.

Ce qui peut donner des extrêmes parfois fortement surprenants allant d’une simple correction verbale jusqu’à la maltraitance du chien, tout en passant par toute une série de technique, de système « D » entre ses deux extrêmes.
Je vous parle de la méthode appelée le plus communément comme étant la méthode traditionnelle.
La deuxième, qui je crois grâce à la toile d’information qui est Internet, se paye une place « du marché » de plus en plus grandissante au détriment de la traditionnelle.
Cette méthode est une méthode éthologique basée sur des constatations d’études beaucoup plus sérieuses que ce qu’il a été fait dans le passé pour la méthode traditionnelle.
Ces études ne sont plus basées sur l’observation des loups, suivant les théories « le loup, l’ancêtre ou le cousin de nos chiens », mais bien sur le chien lui-même.
Même s’il y a des similitudes, irions nous étudier les Bonnobos (primates se rapprochant le plus de l’humain) afin de connaître leurs manières d’éduquer leurs petits et d’appliquer ces comportements dans l’éducation de nos enfants ?
Ces études sont faites sur un plus grand nombre d’individus et sur une plus grande diversité d’éléments extérieurs comme le lieu d’habitat, l’environnement, les mœurs du pays, les lois du pays, …
Cependant, l’Homme n’étant jamais d’accord avec lui-même, nous trouvons également des extrêmes dans cette méthode éthologique pouvant aller à garder le chien le plus naturel possible au chien le plus robotisé, le plus mécanisé dans ses comportements.

Il existe une troisième variante dans l’éducation du chien, celle où une personne est d’accord avec les deux précitées et qui fait son cocktail personnel en prenant tout ce qui trouve de bon à ses yeux à droite comme à gauche, développant sa méthode personnelle grâce à son « feeling. » Cette méthode « perso » est la pire des catastrophes pour le bien-être du chien, pour le psychologique du chien, amenant le chien dans des comportements les plus complexes comme l’excitation, l’agressivité, et les troubles du comportements comme le spinning ou l’automutilation. 

Quelle est la méthode la plus couramment rencontrée dans nos clubs ? 

Tout simplement et naturellement la traditionnelle qui convient le plus à la nature de l’Humain acceptant très facilement de donner une sanction à un mauvais comportement que de féliciter ce qui est bon.
La plupart de ces clubs sont tenus par des bénévoles passant du titre membre du club à celui de cadre du club, moniteur canin du club. Il est possible de demander pas mal de choses différentes à un bénévole mais pas la totalité.
Certains accepteront certaines choses et d’autres n’accepteront pas.
Donc il est très difficile pour un club de demander à leurs partenaires de se documenter, de se remettre en question sur les pratiques d’éducation canine qu’ils ont depuis plus de dix ans avec des bons résultats et parfois même, de très bons résultats avec des chiens mais cependant avec un gros pourcentage de raté.
De même, comment peuvent ils annoncer à leurs membres qu’ils ont décidé de changer de méthode de travail pour quelque chose de différent ?
Surtout si c’est à l’opposé de ce qu’ils préconisaient dans l’autre méthode !
De deux choses l’une, soit  ils restent dans l’ancienne méthode, soit ils changent si le staff moniteur est suffisamment motivé et passeront en douceur en quelques années d’une méthode à une autre par l’arrivée de nouveaux membres.
Pour les plus motivés d’entre eux ouvre les portes de nouveaux clubs employant la méthode éthologique de dressage canin.
En Europe, chaque année on voit se créer ces nouveaux clubs, soutenus par les plus anciens.
L’Angleterre est le pionnier de cette métamorphose suivie de la Suisse et de plus loin l’Allemagne, la Belgique, la France, les Pays Bas, l’Italie, la suède, la Norvège, le Danemark.  

Décortiquons ce qu’est une méthode traditionnelle.

Elle est aussi bien employée dans l’apprentissage d’un comportement que dans la vie, dans l’éducation de tous les jours.
Elle se base sur le renforcement négatif (ce qui aura tendance à ne pas ce reproduire) et la punition positive (positive dans le sens d’apporter ; apporter quelque chose de désagréable).

Deux types de renforcement négatif.

1) par l’aversion : le chien marche près de nous pour éviter le coup du collier. (Coup de laisse, de sonnette) 


2) par l’évasion : aider le chien à se mettre en position assis en tirant sur la laisse vers le haut, la main poussant sur le derrière, et quand le chien est assis, la tension de la laisse se relâche, la pression de la main diminue.

3) Par essais erreurs : le maître définit le comportement recherché en punissant tous ceux qui ne correspondent pas.
On lui apprend ce qu’il ne peut pas faire et non pas ce qu’il peut faire.
La technique pour placer le chien sur le derrière est de le contraindre en donnant l’ordre.
Le chien n’appréciant pas, effectue une réaction inverse contrecarrant la poussée de la main sur le derrière.
L’insistance du maître fait que le chien abandonne, la pression de la main diminue.
Le chien obéit par évasion à la contrainte.
On apprend au chien que le maître est physiquement plus fort !
Quand un chien prend l’initiative d’un comportement, il est sanctionné par le maître.
Le message qu’il fait passer est: "si tu fais quelque chose qui me déplait tu reçois une correction".
Le chien, par aversion à cette sanction, va éviter d’adopter ce comportement pour ne pas être puni. 


4) Par l’exemple : un chien qui aboie devant un déclencheur, un chat, un chien, un humain ! C’est en réalité une forme d’expression, un langage canin. Il est sanctionné par un coup de laisse par son maître, le chien évite de s’exprimer devant de tels déclencheurs au détriment du langage canin. Si ce déclencheur représente une forme amicale alors le maître lui indique que cela ne peut être par la sanction. Si cela représente une forme d’agressivité pour le chien alors le maître démontre qu'il n’a pas à employer son langage canin et qu’il doit accepter l’agression sans réagir. Le résultat est que le chien peut passer à l’acte sans montrer aucun signe.
Pour le jeu, ça peut surprendre, mais l’agression sera impardonnable et sanctionnée, ce qui amènera le chien dans une anxiété extrême suivie d’une punition extrême pouvant aller jusqu’à l’euthanasie du chien hyper agressif.
Tant que la socialisation à été correctement réalisée, que le chien n’est ni craintif, ni émotionné, la méthode peut fonctionner et avoir un chien soumis à la dictature de son maître.
La relation sera basée sur le rapport de force physique avec la soumission la plus totale sans aucune confiance mutuelle.

Le conditionnement répondant (pavlovien ou classique) est employé dans cette méthode traditionnelle.
C’est le processus par lequel les individus (le chien) acquièrent des réflexes comportementaux.
Un réflexe est une réponse involontaire ou automatique qui échappe à la volonté de l’individu.

Le sujet réagit à la suite de …

Exemple : le chien s’assoit à la vue d’un biscuit, le chien aboie au son de la sonnette, le chien arrête de tirer à la suite d’un coup de laisse, le chien s’assoit à la pression de la main sur le derrière, le chien descend du fauteuil à la vue de son maître.

Les clubs en méthode traditionnelle.

En principe chaque club a son système de fonctionnement avec leurs différentes classes de travail.
Ces classes de travail peuvent être basées sur l’âge du chien (classe chiot jusqu’à 6 mois, classe adulte pour les nouveaux arrivés avec un chien adulte).
Elles sont basées sur l’évolution du chien, du savoir faire du maître l’un allant avec l’autre.
Ces classes sont composées de membres pouvant aller de 10 maîtres chien à, suivant mon expérience, 26 maîtres chien.
D’un moniteur et si le club peut se le permettre d’un deuxième, voir un troisième pour les plus chanceux.
Suivant le nombre de maître chien et de l’espace, le moniteur place ses membres sur une ligne voir un cercle.
Le moniteur dicte, tel un dictaphone dictant un texte à une secrétaire, avec une voix forte pour se faire entendre par tous, une succession d’ordre à appliquer aux chiens.

Cela donne ceci :
(Changement de typographie pour mieux mettre en valeur le caractère autoritaire de l'action!)

«  POUR UN CHIEN SUR LE DERRIERE ! ALLEZ-Y ! »,
« POUR UN CHIEN A PLAT ! ALLEZ-Y ! »,
« POUR UN CHIEN SUR PATTES ! ALLEZ-Y ! »,
« POUR UNE MARCHE AU PIED ! ALLEZ-Y ! »,
« POUR UN DEMI TOUR ! ALLEZ-Y ! »,
« POUR UN ARRÊT CHIEN SUR LE DERRIERE, ALLEZ-Y ! »….

Et tous appliquent au mieux les ordres à leur chien respectif.
Quand un membre n’arrive pas à se faire obéir, un moniteur prend un malin plaisir à appliquer lui-même la position au chien à l’encontre de toute communication canine.

A la lecture de se passage, vous l’aurez compris, après plus de dix ans comme moniteur canin dans un club traditionnel, je ne suis pas pour cette manière de « communiquer » avec son chien.
Le chien ne recherchant pas à faire plaisir à son maître, ni même à se faire plaisir, mais à éviter tout comportement qui lui serait sanctionné par ce dernier au détriment de la complicité que doit avoir le chien avec son maître.
Museler un chien c’est lui interdire de communiquer, et interdire de communiquer c’est museler artificiellement le chien.

Décortiquons ce qu’est une méthode éthologique

C’est une méthode qui est tournée vers la compréhension du chien, se servant du langage canin.
Tous les chiens dans leur jeune âge, dans leur phase de socialisation, développent leur langage canin, leurs signaux d’apaisement, leurs signaux d’agression, un gestuel corporel.
Un chien qui a peur aura naturellement une position recroquevillée, tout comme l’Humain aura un gestuel facial identique. 
Dans cette méthode éthologique, tous ces signaux corporels sont respectés par le maître.
Pour le chien qui s’enfuit, la queue entre les pattes postérieures, les oreilles en arrière, courant à grandes enjambées, criant « Kaaiii, kaaiii », nous pourrons assurément dire qu’il à très peur de quelque chose.
Le chien qui balance la queue de droite à gauche ne veut pas dire qu’il est content mais excité.
Cette excitation peut provenir, d’une pensée sexuelle, dans un moment de jeu, dans l’excitation d’une préparation à l’agression.
Tout dépendra des autres signaux que le chien émettra avec le balancement de la queue.

Elle se base sur le renforcement positif et de la punition négative.

Les clubs en méthode éthologique vous apprendront, si ce n’est verbalement cela se fera par écrit comment communiquer avec votre chiot, votre chien pour avoir l’obéissance de ce dernier.

Dès les premiers jours:

dès les premières heures où il est arrivé à la maison, le chiot (le chien) accorde plus d’intérêt à ce qui lui procure son bien personnel, son intérêt personnel.
Dès lors que toute la famille que tous les voisins, que tous les amis s’intéressent à lui sans condition fait qu’on le positionne à une place de grand choix.
Il y trouve un plus puisque tout est centré autour de lui et attire l’attention sur lui.
Place du chien roi à laquelle il ne devrait pas accéder  mais il est très difficile de ne pas succomber devant cette boule de poils si petite et si fragile.
Cependant le chiot a un besoin de trouver sa place dans la famille, que ce soit sur une carpette, dans un panier, dans une caisse de transport, dans la chambre ou sur le lit mais surtout une place qui ne demande pas de gérer des initiatives de chef de meute. 
Si l’on continue à lui donner gratuitement de l’attention immédiate, à nos retours, aux contacts d’étrangers, à répondre aux sollicitations de contact à tout moment de la journée, par exemple dans le salon, il vient vous voir, vous fixer, vous gratter la jambe, aboyer pour avoir une caresse, il aura tôt fait de comprendre quelle attitude avoir pour en être récompensé.
Mettre les pattes sur vous lors de vos contacts ou sur vos invités pour les accueillir mais pour recevoir son intérêt, de l’attention. 
Tout ce qui est relevé par le maître, renforce le comportement du chien à renouveler ce comportement.
Même s’il vous saute dessus avec ses pattes pour vous accueillir et que vous lui dites «  non ! Tu ne peux pas ! », « Je vais te mettre une fessée ! », «  Qu’est-ce que je t’ai déjà dit ? », … va  apporter l’attention sur lui.
Dans sa tête, tout cela n’aura pas le même sens ! Il ne peut comprendre le sens de votre phrase mais comprendra par votre voix que vous vous excitez un peu, que vous jouez avec lui.
Et il en fera plus, s’excitera plus ! Votre réaction sera de lui dire «  mais, tu te fous de moi ! », «  tu me nargues ! », « je vais te punir ! », … que comprendra-t-il ?
Que vous vous excitez encore plus dans le jeu ! Ainsi de suite jusqu’à temps que votre patience le tolère.
Certaines personnes joindront le geste à la parole et frapperont le chiot en guise de punition.
Que comprendra le chien ? Que son éducateur est agressif dans le jeu.
D’où une perte de confiance en son conducteur.

Tout comportement non renforcé s’éteint par lui-même !
Si un comportement non désiré par l’éducateur n’est pas relevé alors ce comportement ne rapportera rien au chiot.
Ce comportement restera neutre, pas de bien pas de mal, et s’éteindra de par lui-même. 


Exemple : vous vous levez le matin le premier, le chiot vous accueille par un aboiement, par des sauts, par des contacts sur votre jambe, vous ne relevez pas le comportement et vous vous occupez de votre petit déjeuner.
Au moment que le chiot se calme en prenant une position assise (ou autre) vous prenez contact avec lui. « Bonjour mon petit ! Comment vas-tu ? … »
Non seulement l’aboiement, les sauts de contacts vont s’éteindre mais il choisira le comportement calme pour recevoir l’attention de son éducateur. Comportement relevé par son éducateur. 
Toutes les personnes composant la famille doivent participer de la manière identique.

Pour les chiens jeunes ou adultes qui ont cette sale manie de sauter sur les gens pour les accueillir (souvent renforcé inconsciemment par le éducateur) il suffit de donner une friandise au chien avant qu’il ne saute en la lançant à terre.
C’est ce qu’on appel échanger un comportement par un autre contradictoire.
Le chien ne pouvant pas sauter et rechercher la friandise en même temps.
Vous vous apercevez que le chien ne saute plus sur vous mais recherche la friandise en regardant votre main alors il ne peut qu’avoir compris et il ne la recevra que s’il exécute un ordre contradictoire au saut, un assis par exemple.
Le chien ne recevra plus la friandise gratuitement mais pour un contact chien sur le derrière.
Cette friandise disparaîtra pour une caresse de la main et/ou de la voix.

Nous venons de voir l’accueil mais qu’en est il du départ ?

Qu’il est triste de laisser ce petit bout tout seul !
Va-t-il s’ennuyer le temps que je revienne ?
Ne va-t-il pas avoir peur ?
Je me fais du mal de savoir le laisser seul !  
«  Écoute moi bien ! Papa et maman doivent s’absenter. »
« Nous reviendrons le plus vite possible. »
« J’en ai pour 4 heures ! »
« Je te laisse la musique ! »
« Je te mets la télé avec les 101 dalmatiens. »
Et dès que l’on a pris les clefs et que l’on a fermé la porte il se met à pleurer !


Qu’en est il exactement ?
L’éducateur fait ce qu’il peut pour rassurer le chiot de son départ.
Mais dans la tête du chien ?
L’éducateur ne fait que d’exciter le chiot juste avant le départ, lui donne toutes sortes de déclencheurs comme la radio, la TV, les petites paroles, on y associe également les clefs, le manteau, … par ces scénarios le chiot sait que vous allez partir et va s’auto exciter lors de ce départ.
L’excitation représentera pour lui l’abandon qualifié par les comportementalistes canin par le syndrome d’abandon.
Apparition de l’anxiété d’abandon qui se marquera par diverses expressions comportementales comme les aboiements, les salissures, les dégâts, l’auto mutilation.

Que faire alors ?
Placer le chiot à l’endroit qu’il devra occuper lors de votre absence ¼ d’heure avant de partir et vous ignorez le chiot.
Il vous entendra, vous verra, mais n’aura rien de vous-même pas un regard, une parole, un contact.
Le chiot s’apaisera et en profitera pour faire un somme.
Votre départ sera dans le calme, ne lui indiquant aucune alarme d’anxiété.

Il est évident que comme pour la prise de contact le matin et le départ tous les membres de la famille doivent participer.
Tous auront leur période d’ignorance du chiot. 
Pour le retour après plus d’1/2 h, le processus d’ignorance revient d’actualité pour la personne concernée.
Tout comme le retour après 8 heures de travail ! Ignorance du chiot, du chien.

A table !

Le bon sens voudrait qu’à table le chien ne vienne pas participer au festin, ne vienne pas  mendier.
Tout comportement qui attire l’attention du maître, pousse le chien à renouveler ce comportement, donner de la nourriture, parler au chien, crier sur le chien, s’énerver sur lui, l’envoyer dans son panier fait qu’il est récompensé par l’attention que vous lui portez.
Nous savons également que tout comportement non renforcé s’éteint par lui-même et que si vous ne relevez pas le comportement du chien à vos côtés, le rendant perdant dans sa demande, il comprendra bien vite que rien dans sa conduite ne lui procura de la nourriture.
Même pas de rester couché ou assis à coté de la table.
Cependant il faut garder à l’esprit que le regarder, lui parler, le toucher ne fera que renforcer sa mendicité. 
Il reste de la nourriture pour votre chien chéri, alors donnez la lui dans son plat.
Que cela ne soit pas systématique, le chien ne doit pas savoir quand il y a des restes.
Au moment où il aura compris que s’il reste quelque chose, il  lui sera donné après, alors, vous pourrez être plus laxiste dans votre conduite.

La propreté du chien.

Un chien se considère propre dès qu’il ne fait plus ses besoins dans le panier mais bien juste à coté.
Les premières semaines, la maman s’occupait de nettoyer le panier en ingérant les excréments !
Petit à petit le chiot recherche un endroit, pour faire ses besoins, le plus loin possible du lieu de couchage, à la limite de son territoire. Donc une fois arrivé à la maison, c’est au maître de lui indiquer l’endroit où faire ses besoins, non pas par un panneau ou par la voix, mais en le récompensant par un «  OUI ! » suivi d’une friandise ou d’une caresse de la main, de la voix.
Le chien a des périodes bien propices pour faire ses crasses et il est opportun d’y faire attention.
Dès le réveil il ressentira l’envie de se soulager. Après manger, l’estomac gonflera son ventre et poussera sur sa vessie.
Après d’avoir joué, il trouvera un moment de calme et demandera à se soulager. 
A nous également de surveiller ses allées et venues pour immédiatement intervenir s’il se décidait à se soulager.
Sans trop d’éclat, on le conduit à l’endroit choisi et on attend le temps qu’il faut sans exciter le chiot.
La nuit il est préférable de ne pas attendre qu’il demande par ses pleurs pour pouvoir soulager sa vessie.
Les sphincters, (muscles) de la vessie, ne sont pas encore capables de fonctionner parfaitement chez le jeune chien.
Ou du moins il faut le lui apprendre.
Se lever le premier jour toutes les 2 h ½, le réveiller et le sortir. 
Le replacer dans son lit, et le laisser sans artifice « d’au revoir bonne nuit ».
Inutile de le réveiller plus qu’il n’est nécessaire ni de l’exciter.
Le jour suivant, le réveil du chiot se fera toutes les 3 h, puis 3 h ½, 4 h, … pour enfin passer la nuit après 6-8 jours.
Cela est fort contraignant pour le maître mais c’est une méthode efficace pour que le jeune chien devienne propre la nuit.

Pour les chiots vivant en appartement, le système du bac à chat peut être utilisé en veillant bien à le nettoyer après chaque passage, si non, il cherchera un autre endroit propre pour se soulager.
L’idéal reste tout de même de sortir le chiot.

Comme il a déjà été dit, adoptez le comportement NILIF avec votre chiot. (Nothing In Life Is Free. Rien Dans la Vie n’Est Gratuit).
Vous devez être reconnu par le chiot comme étant le leader, le meneur, l’éducateur, la sécurité, … et non pas le dictateur.

La punition !

Parce que, parfois, une punition est nécessaire !
Elle sera négative : enlever ce que le chien apprécie sur le moment même !
En principe c’est votre présence.
Ignorer son chien voir mieux si c’est possible isoler le chien dans une pièce qui ne donne aucun intérêt pour le chien. Le couloir par exemple (il ne faut pas que cette pièce lui apporte un plaisir, comme jouer avec ses jouets, manger son plat, …)
Tout comportement relevé aura tendance à être répété ! Pour les petits larcins, détourner l’attention du chien sur un comportement acceptable.
Au bruit de la sonnette d’entrée, on ne se lèvera pas immédiatement. (3-4 secondes !) Afin que ce ne soit pas un déclencheur d’excitation ! (Conditionnement de  Pavlov).
Le chien n’ira pas avec le maître à la rencontre des amis et ne pourra venir que  quand ceux-ci seront installés.
Demandez qu’ils ne fassent pas attention au chien.
Les invités prendront contact avec le chien uniquement comme récompense à un assis par exemple, voir un couché s’il est déjà assis.
C’est le leader qui gère les entrées et venues et non pas le chien.
Il pourra cependant épauler son maître quand il connaîtra sa place. 
A la suite d’une bêtise si le maître entre en confrontation avec le jeune chien et qu’il  comprend que le changement d’humeur est lié à son comportement, c’est parfait !
Mais dans le cas contraire, et c’est à 99 % des cas, le chien ne fait pas la relation entre son comportement et le changement d’humeur de son maître.
« L’agressivité » de son maître  n’est pas comprise par le chien. 
Il pense même que c’est de l’excitation au début et entre dans le jeu et s’excite également.
Puis le ton monte et le chien ne comprend toujours pas mais il sait que son maître l’agresse maintenant ! 
Pour un chien, il a deux solutions, soit il gère et c’est bon, soit il ne gère pas et alors deux possibilités s’offrent à lui : la fuite, mais où irait-il puisqu’il est dans un lieu qui lui est apaisant ou à coté de son leader !
Il lui reste la défense, l’attaque. (Grogne, montre les dents, clape dans le vide, pince, mord jusqu’à éloignement du déclencheur d’agressivité)
Le maître doit être la personne en qui le jeune chien a toute confiance.

Avec son maître, il se sent en sécurité, c’est celui qui lui apporte le bien-être (la nourriture, le toit, l’apaisement, …) et cette confiance est à favoriser pour une bonne entente entre les deux.

 

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"Chez le Chien" Véronique Boland. Hameau de Stoqueu,24. 4920 Aywaille. Sur rendez-vous: 04/384.33.16.